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Une année
24/2/2009
Je me demande, je m'interroge, sur mes actions passées, les actions que j'ai commises qui ont pu m'amener jusqu'ici. Y a-t-il un moment où j'ai fait une erreur? Un acte qui m'aurait maudit?
Hier soir, ma grand mère paternelle est partie, pour toujours. Elle est celle qui m'a élevé, avec qui j'ai toujours vécu. Une mère. Elle est partie rejoindre son fils, mon père, lui même décédé 2 mois plus tôt.
J'en viens à me remémorer cette dernière année. Au final, il ne s'agissait pas que de 2008, et 2009 qu'on m'annonçait prometteur démarre sur les chapeaux de roues.
Le début de l'année 2008 n'était pas très glorieux. Ma grand mère (qui vivait avec moi, mon père, ma belle mère et mes deux chiennes) fut hospitalisée, puis annoncée comme mourante. Ce fut comme le glas sonnant et trébuchant chez moi. Je n'avais encore jamais connu de perte réellement proche, et j'encaissa la coup difficilement, mais efficacement.
Finalement, le verdict ne vint pas. Elle se remit... plus ou moins, mais resta dans un centre où l'on put prendre soin d'elle. Peu à peu, son esprit vacilla et on se disait alors "qu'elle perdit les pédales". Pas tout à fait non plus, mais elle avait un pied ailleurs, il fallait le reconnaître.
Nos chiennes en furent marquées, spécialement Chipie, qui était sa favorite. Ma grand mère portait beaucoup d'affection sur les animaux, trop même dirons-nous. Peu de temps après, je vacillais. En rentrant de soirée, je vis Belle, ma chienne, sur le sol, mon père à côté. Elle n'était plus. J'eu un choc, il fallait le dire, ayant hérité de cette attention qu'avait ma grand mère vis à vis de ses chiens. Et Belle m'apportait vraiment beaucoup... J'avais déjà l'esprit peu stable vis à vis de ^l'arrêt de mes études, des personnes avec qui je faisai le mort, ça en a remis une couche.
Le temps passa jusqu'en avril, et je me portai de mieux en mieux. Ca ne devait pas durer. Quelques temps après les 57 ans de mon père, ma belle mère m'annonça la pire nouvelle qu'on pouvait entendre. Papa, cancer du pancréas. Le monde s'écroula, mes pires craintes, le perdre, se réalisaient. Je gardai espoir, et tint le coup pour ma belle mère, qui n'avait pas la même force de caractère. Elo m'aidait également, par l'amour qu'elle me portait. Mon père entama une période médicale que j'espérait salvatrice.
Durant l'été, ma grand mère revint à la maison. Elle était toujours décalée, mais bien consciente. Pourtant, elle ne sembla pas remarque l'absence de Belle et l'atmosphère palpable à la maison. Il ne fallut que quelques mois pour Chipie de disparaitre à nouveau, mais ma grand mère ne sembla pas aussi triste que ce que je pensai. C'était peut-être mieux au final, elle ne réalise peut-être pas pleinement ce qui se passe, je l'envie...
Novembre 2008. Alors que je suis en pleine période stressante vis à vis du boulot, que mes heures sont épuisantes et mes weekends harassants, le glas resonna. Mon père mourra, c'était irrévocable. Tout espoir disparu. Il ne passera pas Noël dit-on. Je ne pu me retenir davantage. Les larmes coulèrent à flots, chez moi, au boulot, en voiture. Mais pas devant ma belle mère. Elle avait besoin que je sois fort.
La vie ne fut pas facile. Mon père souffrait, faisait des allers retours à la Clinique. On ne lui avait rien dit sur son état et sur la terrible finalité, mais je sentai qu'il savait. Oui, il savait.
13 Décembre 2008, dernière visite à la clinique avec ma belle mère et Elo. Dernière. Nous le vîmes sur son lit, avant que les infirmières ne l'aient vu. Mort. Cette vision me hante encore, moins qu'avant car je m'efforce de garder l'image de mon père tel qu'il était, c'est-à-dire quelqu'un d'exceptionnel. Ce fut déchirant.
Aujourd'hui, c'est reparti. Sa mère, ma grand mère est partie le rejoindre. J'ai comme l'étrange sentiment que toute la tristesse d'une année entière ressurgit d'un coup. Lorsque ma belle mère m'a annoncé la nouvelle hier soir, je n'arrivai même pas à pleurer. Il ne suffit alors que de quelques minutes pour que je réalise. C'est fini.
Maintenant, je cherche. Y a-t-il quelque chose? Un lien? Pourquoi tout arrive d'un coup, comme ça, en l'espace d'un an à peine?
Je tient bon, mais il ne faut pas qu'un autre malheur sévisse dans mon entourage, car je suis au bord de l'explosion. Et si explosion il y a, je ne predis rien bon... Tags :
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VROuuuuuuuuuuuum !!!
17/2/2009
Je commence sérieusement à me demander s'il n'y a pas un chat noir planqué sous mon siège auto...
Ca vous est déjà arrivé à vous de vous dire qu'en voiture, il y a des jours ou rien ne se passe comme vous l'entendez? Et que ces jours là justement, vous n'avez pas de temps à perdre parce que vous êtes en retard? Perso, j'ai l'impression que c'est tous les jours . (Oui je suis en retard tous les jours, et alors !!! )
Ce matin, tout comme hier matin, je pars de chez moi la tête enfarinée pour me rendre sur mon lieu de travail. Je n'ai pas d'horaires fixes, mais bon, il était quand même 9h45 quoi... Généralement, à c't'heure ci, je roule disons assez vite, mais en toute sécurité (chuis pas à 220 km/h tout de même, je fais gaffe, j'suis juste au dessus des limitations de vitesse ). Et bien dans ce genre de situation, vous pouvez être sur que rien ne se passera idéalement en votre faveur.
La voiture devant qui s'insère sur votre voie en vous coupant limite la gueule, vous obligeant à freiner, mais qui en plus avance aussi vite qu'escargot en randonnée... Les feux qui s'obstinent à passer à l'orange lorsqu'ils percoivent le bout de ma Clio arriver... Les veaux qui persistent à rester sur la voie de gauche, alors qu'il n'y a personne sur la droite, et que moi j'hésite scrupuleusement à le doubler par la droite... Les "encore plus pressés que moi" qui me collent aux fesses, du coup je reste sur la voie de gauche également :p
Il faut changer tout ça ! Zut ! Moi j'ai la solution ! Radicale certes, mais qui sera efficace !
Oui ! Il faut...
...
... vraiment que je me lève plus tôt...
Tags : voiture vitesse retard
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Récit du calvaire
26/9/2008
Lundi 1er septembre 2008, nous partîmes vers une contrée sauvage et totalement dépourvue de civilisation, loin de notre confort industriel si cher à notre cur. La larme à l'il et le ventre serré, l'avion nous emmena vers une destination que nous redoutons avec véhémence. Comme tous les ans, voilà le moment que tout le monde redoute : les vacances ! Ah qu'on est bien au travail, hein? Qu'allions nous faire dans un pays où ni faune, ni flore ne subsiste, où il n'y a rien à faire d'autre que de penser au travail? Nous n'eûmes pas le choix. La Turquie. C'était ça ou Dunkerque. A peine arrivés, nous vîmes le décor qui nous entourerait durant une longue semaine, un décor pauvre, froid et glacial. Je regardai Elo avec empathie. Que faisions-nous là, alors que le climat tropical régnait en maître sur la région parisienne? Je soupirai, et pris sur moi. Qu'allait-il nous arriver? De jour en jour, nous découvrîmes les aspects particuliers de ce pays. Quelles surprises nous attendîmes alors ! Nous vîmes diverses espèces animales uniques et jamais vues, mais dangereuses au point que nous n'osions à peine y poser un simple regard. La surprise passée, nous nous sommes joints à nos amis, déjà présents sur place depuis quelques jours, et attendant avec impatience notre arrivée. Ils nous mirent au fait de la situation, de l'ennui omniprésent qui ressurgissait de cet endroit. Ouais, nous pûmes le dire, on allait se faire chier ! Nous n'avions plus le choix après tout, impossible de faire marche arrière. Résignés à survivre dans un lieu pire que Koh Lanta, nous nous essayâmes aux coutumes locales. Décidés à ne pas avoir fait tout ce chemin pour rien, nous entreprîmes de partir loin de club chaque jour, tôt le matin, sacs à dos et lampes torches, pour ensuite camper dans les champs. Oui, ce fut éreintant !  Petit à petit, je remarquai qu'Elo palissait. Son teint devenait blanchâtre, sa mine grise. Elle n'en pouvait plus. Je senti en elle un besoin immédiat de retourner à son si cher travail, là où elle se sentait bien. Loin d'ici. Loin de cet enfer.  Je décidai de changer tout ça ! S'en fut assez ! Boudiou ! On allait pas se laisser atteindre par la tristesse comme cela ! J'enfilai mon tee shirt orange, et je réunissais tout le monde au quartier général. Nous devions agir au plus vite !  La décision fut radicale : c'était trop tard. Le mal du pays nous avait atteint. Nous étions fichus. Fichus ! Kapoute ! Les jours passèrent irrémédiablement sans que nous ne puissions nous égayer, nous réjouir d'être tous ensemble. Pis encore, la distance s'accumulait entre Elo et moi. Peu avant la fin, nous devenions comme des étrangers l'un pour l'autre.
 Heureusement, tout a une fin. Le départ se prononça comme une délivrance. Nos amis, contraints à rester encore sur place quelques jours supplémentaires, nous regardèrent, l'il envieux, fuir ce pays et retrouver notre nid douillet. Quelle exultation ! Allez, à la revoyure, et remettons ça dès que possible ! Purée, une semaine c'est trop court... J'veux y retourneeeeeer !
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Aero missed
11/8/2008
Go Disney ! Go !
Mettons le contexte en place. Samedi dernier, 9 aout 2008, nous partîmes ma dulcinée et moi même pour Disneyland Paris. Vu qu'elle n'avait jamais mis les pieds chez Mickey, cette journée était son cadeau d'anniversaire. Samedi matin donc, les paupières lourdes, nous voici devant les deux parcs, contemplant la foule qui se trémoussait tel un poulailler devant une botte de foin, en vue de l'achat des billets.
Après une légère désillusion quant au prix des billets (à quoi ça sert de faire des tarifs étudiants qui ne fonctionnent que la semaine?), on choisit dans quel parc on va faire mumuse cette journée. Parc ou studio? J'ai fait une fois le parc mais jamais le studio. Elo n'est pas très "attractions fortes", alors on fait vite notre choix : à nous les studios !
Je me suis soudain demandé pourquoi Mickey souriait tout le temps. Quand j'ai vu la foule et le prix des billets, j'étais même étonné qu'il n'y ait pas de à la place de ses pupilles. Quoiqu'il y ait Picsou pour ça, c'est vrai...
On entre dans les Studios donc ! Ce parc est plus petit, mais il est assez proche du Futuroscope... mais il n'égale pas le Futuroscope soyons clair. On commence donc par une séance de cascades de voitures, d'une mise en scène assez courte de l'Armaggedon, de quelques visualisations fort sympathiques sur les créations de Disney...
Peu avant le déjeuner, je vois une attraction phare qui semble remuer du popotin : Rock 'n' Roll Coaster Aerosmith ! Rien que de dire le nom correctement, ça donne des sensations fortes! Une attraction aux Studios ! Voilà qui me donnera ma dose de sensations fortes ! 
Un petit regard en coin à Elo, qui me le rend avec un léger sourire, suivi d'un petit : "Ok, mais pas tout de suite après avoir mangé". Je regarde subtilement le temps d'attente. 45 minutes. Humpfff moi qui déteste attendre debout... Surtout avec ces hollandais qui, pour une raison que j'ignore, suivaient le même chemin que nous, la mère avec les oreilles de Minnie, plusieurs kilos en plus par rapport à la petite souris, les chaussettes sous les tongues, avec des enfants ultra-bruyants... Zen elle a dit Zazie, zen... 
Après un copieux repas, composé en tout et pour tout de sandwichs jambon-fromage et de quelques chips partagées avec les oiseaux du parc, on retourne doucement à notre visite. On passe par diverses animations, dont le High School Musical. Ah ah ! Ah... Vous connaissez hein? Moi j'ai découvert ça y a pas longtemps. Les ptits jeunes qui chantent et dansent dans leur école, la vie est belle, tout ça... Hum. Passons, un fou rire pourrait revenir, et au boulot ça le fait pas :D

On revient vers Aerosmith Toaster Pas Cher ! J'aime bien Aerosmith. Jme suis dit, une attraction style montagnes russes avec Tyler & cie en fond sonore, ça va le faire ! Elo me suit. Je crois qu'elle ne savait pas trop à quoi s'attendre. Ca me rappelle lorsque nous avons été au Parc Astérix. On avait alors débuté notre visite par le Tonnerre de Zeus. Elle ne s'attendait pas à une telle descente...
On avait de la chance. Il n'y avait plus que 15 minutes d'attente. Chouette! Ca c'est bon ! Pendant la file, on entendit un peu d'Aerosmith, histoire de se mettre dans l'ambiance me dis-je. On arriva dans une salle avec un grand écran, où un petit film dévoilait le groupe en train d'étudier une portion de circuit. Une espèce de mise en scène quoi. Le drame. cette portion présentait un looping.
J'entendis alors Elo me souffler : "Y a un looping!"
Moi : "Mais nooooon!"
Elo : "Si y a un looping!"
Quelle boulette Aerosmith franchement, quelle boulette !
Heureusement, elle prit son courage à deux pieds. On vit les premiers trains qui partent... Et quel départ. En gros, il n'y avait pas de vitesse d'accélération. Le train partait directement à pleine puissance. :)
Notre tour arriva alors... Enfin! On monta. Elo serra son sac. Le décompte commenca, affiché en gros d'une lumière jaune dans la sombre salle. 3... 2... 1 BOUM !
Une chose dont je me souviens, le train est parti, puis a amorcé une descente. Il faut dire qu'on était dans le noir, donc difficile de se situer. Je me suis alors retrouvé la tête penchée en avant, en pleine puissance. Outch. Après un effort incommensurable, je relevais ma tête et j'entendis mieux les cris d'Elo. J'admirai alors ce que je voyais du circuit devant moi... au dessus de moi... sous moi... On se croyait dans ma chambre, ça partait dans tous les sens!
Après quelques loopings, vrilles, et bousculades dans tous les sens. Nous sortîmes, riant sans retenue. Au bout d'un instant, on se regarde, l'air réfléchi...
"Tu as entendu Aerosmith pendant l'attraction?"
"Non, et toi?"
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